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#12 – Caroline Perez : L’être profond et la magie de l’Univers

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Dans l’épisode de cette semaine, j’ai rencontré Caroline Perez, qui forme avec sa sœur Marina, le duo de doulas connu sous le nom de Tata Doula. Ensemble, elles accompagnent les femmes et les couples durant leur grossesse, la naissance et le post-natal. Dans cet échange, Caroline nous parle de son parcours, de son travail auprès des femmes bien sûr, et de la magie de l’univers. Préparez vous pour un épisode plein de synchronicités et de sororité et ouvrez grand vos chakras!

 

Notes de l’épisode :

Livres :

  • Le bébé est un mammifère, de Michel Odent
  • Femmes qui courent avec les loups, de Clarissa Pinkola Estes

Si on devait synthétiser, pour se reconnecter à son être profond et se préparer ainsi à vivre la naissance :

  • s’offrir du temps solo
  • s’immerger dans la nature
  • pratiquer l’introspection
  • s’ouvrir à sa créativité

 

La page facebook de Tata Doula ici.

La page de Tata Doula sur les Cercles de femmes ici.

La page de Doulas de France sur le Blessingway ici.

 

Merci encore Caroline pour ce bel échange, merci à vous chères auditrices et lectrices pour votre présence ici, je vous dis à très bientôt dans la newsletter ou sur les réseaux sociaux !

 

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5 commentaires sur “#12 – Caroline Perez : L’être profond et la magie de l’Univers

  1. Merci pour cette interview que j’ai écouté avec beaucoup d’attention et de plaisir. Et qui contribue à faire grandir en moi l’envie d’accompagner les femmes lors de cette période qu’est la maternité.

    1. Bonjour Sarah, merci pour ton retour, je suis heureuse que cet épisode t’inspire dans ce beau métier d’accompagnement ! Merci pour ta présence ici, au plaisir d’échanger avec toi autour de ces thématiques !

      Kristelle

  2. Bonsoir, merci d’abord pour ces podcasts ! Je me permets ce commentaire qui je le précise est laissé sans aucune animosité… mais voilà j’ai lancé ce dernier podcast avec enthousiasme et il m’a laissé un sentiment de malaise assez fort et un goût amer. J’ai trouvé le discours de Caroline très simpliste sur la responsabilité des femmes vis-à-vis de leur accouchement et ses raccourcis presque dangereux (notamment de la part d’une accompagnante). Comme s’il y avait une seule façon d’agir justement, peu importe son histoire, peu importe sa condition (physique, sociale,…). Et finalement sous des airs souriants il ne s’agit de ne s’adresser qu’à des privilégiés qui auraient compris que tout ce qui leur arrivent est de leur responsabilité (pour reprendre un exemple tout simple de l’enregistrement « se faire voler » relève de plusieurs facteurs et responsabiliser la victime me semble complètement absurde, arbitraire et aveugle). Si j’ai pris la peine d’écrire ce mot ce n’est pas pour apporter ici de la négativité mais bien pour que celles qui pourraient se sentir jugées et niées à l’écoute de ce discours sache bien qu’elles peuvent malgré tout être entendues et accompagnées sans avoir à endosser des responsabilités lourdes de conséquences. Que le monde est bien plus complexe et qu’il y a de la place pour toutes. Et que les savoirs peuvent se croiser, se rencontrer, se compléter et que chaque cheminement est différent, laborieux, joyeux aussi mais pas béat.

    Encore merci pour les découvertes que je fais à travers tes podcasts et qui résonnent évidemment aussi beaucoup en moi (le plus souvent !) depuis la naissance de mes jumeaux <3

    1. Bonjour Marion,
      Je te remercie vraiment pour ton commentaire honnête et que je sens très bienveillant envers les femmes (et les hommes) qui pourraient se sentir blessé.e.s par cette philosophie dont Caroline parle, qui consiste à penser que tout ce qui nous arrive, nous l’avons créé, consciemment ou non. Je comprends très bien que ça puisse être culpabilisant selon les circonstances auxquelles nous faisons face, car il y a des épreuves pour lesquelles il paraît particulièrement injuste, voire cruel d’endosser une part de responsabilité. A titre personnel, je me souviens avoir reçu en plein cœur un discours similaire, prononcé par un ami, sans malveillance, alors que je venais de perdre mon premier bébé. Il ne parlait absolument pas de mon histoire, simplement que « nous créons nos propres maladies », et je me souviens avoir ressenti une terrible injustice à pouvoir entendre dire (même subtilement) que j’avais moi-même créé la mort de mon bébé. Non. Bien sûr que non. Ce que j’ai créé, c’est ce que j’ai fait de cet évènement, de ce deuil, de ma maternité, de mon rapport au monde, à travers cet évènement si difficile.
      Comment dire à une maman qui aurait vécu une naissance particulièrement difficile, que tout cela aurait peut-être pu être évité, si elle avait été mieux informée, mieux préparée, si elle avait fait des choix différents ? C’est une question que je me pose souvent, car d’un côté je ne veux pas blesser inutilement une autre femme, mais d’un autre, si nous ne disons pas que les choses pourraient être différentes, en faisant des choix différents, comment avancer ? C’est une discussion difficile, et qui relève de la relation individuelle, du cas particulier, à chaque fois, et qui pourtant est directement impacté par ce qui se passe à échelle collective : notre façon de penser la naissance, en tant que société.

      Dans le prochain épisode, l’invitée sera Marie-Hélène Lahaye, et elle explique très bien à quel point c’est difficile de demander aux futures et jeunes mamans de trouver des solutions pour faire respecter leurs droits et leurs envies, au moment de la naissance ou durant toute la période périnatale, car individuellement, nous devons aller à contre courant, dans un moment où nous sommes souvent vulnérables. Elle dit clairement qu’individuellement, il y a peu de marge de manœuvre, hormis celui du choix de notre lieu d’accouchement. Elle a aussi cette parole qui m’a beaucoup touché : « Il y a un temps pour accoucher, et un temps pour militer. » Pour moi, ce que partage Caroline relève de cela, car j’entends souvent (vraiment souvent!), des gens, hommes et femmes confondus, dire :
      – aux mamans qui se sont beaucoup préparées, qui ont réfléchi en profondeur à l’accouchement qu’elles souhaitaient vivre, qui ont fait des choix à contre-courant et par conséquent « courageux », et qui ont eu des accouchements satisfaisants pour elles → « elles ont eu de la chance »
      – aux mamans qui n’ont fait que peu ou pas de préparation, qui n’ont pas eu connaissance d’informations importantes autour de la naissance, qui ont suivi un chemin tracé pour elles et non pas PAR elles, et qui ont eu des accouchements insatisfaisants pour elles → « elles n’ont pas eu de chance ».
      Je comprends que ça puisse être dur à entendre, et il ne s’agit pas de blâmer les mamans qui n’ont pas connaissance qu’une autre voie était possible, je me demande simplement, tout en tentant de faire bouger les choses à échelle collective, comment faire progresser toutes ces questions, si nous nous en remettons à la chance ? Ce que je trouve positif dans cette idée que « nous créons notre réalité », c’est que ça nous redonne beaucoup de pouvoir, beaucoup de possibilités, à partir du moment où nous admettons qu’effectivement il y a des données qui sont des circonstances extérieures que nous ne maîtrisons pas. Qu’en faisons-nous ? Comment les transformons-nous en quelque chose qui nous permette de progresser, d’évoluer, de faire les choix qui nous semblent les meilleurs pour nous ?

      Peut-être que je réponds à côté de ton commentaire, peut-être que ce dont je parle n’est pas ce dont tu parlais toi-même ? Nous sommes aussi confrontées à la réalité de l’échange virtuel, tout comme ce podcast : il aurait peut-être fallu plus de temps à Caroline pour formuler ce qu’elle voulait dire et qui ne peut probablement pas se résumer si rapidement, en quelques minutes, derrière un micro. Peut-être que certaines formulations étaient maladroites, et je crois que c’est un exercice difficile de livrer une pensée profonde en quelques instants, en se sachant enregistrée, en voulant ne blesser personne mais dire quand même ce qui nous semble important, ce qui nous semble juste, au moment où nous le disons – et avec au passage un bébé de 1 mois dans les bras 😉 .

      Tout cela pour dire que je pense que nous sommes toutes en cheminement, et ce que j’ai ressenti dans le discours de Caroline, c’est avant tout de la bienveillance, l’idée que nous avons du pouvoir, des possibles, et que nous sommes aussi toutes vulnérables (elle parle de sa propre désillusion quand elle s’est retrouvée enceinte sans le futur papa de l’enfant), et j’ajouterais que nous faisons avec les clefs du moment, sur nos propres voies, sans qu’il y ait nécessairement un même but idéal à atteindre.

      Voilà, je ne sais pas si j’ai été toujours claire dans mon retour, mais je te remercie en tout cas sincèrement d’avoir pris le temps d’exprimer ton ressenti, je suis touchée par tes mots, et je te remercie d’avoir ouvert la parole à ce sujet, qui me pousse à réfléchir et à élaborer d’avantage ma propre pensée. <3

      Kristelle

  3. Merci beaucoup pour ton retour. Je suis complètement en accord avec ce que tu écris. Je comprends tout à fait le problème de « la chance » que tu évoques et qui m’a justement beaucoup interpellé pendant ma grossesse (considérée comme « à risque » j’ai « eu de la chance » d’avoir deux bébés en bonne santé, j’ai « eu la chance de ne pas avoir de césarienne »… bref parfois j’avais l’impression que finalement tout ce que j’avais mis en place et les engagements que j’avais pu prendre n’avaient aucune raison d’être reconnus !). Je crois aussi profondément qu’il faut dire assez fort les alternatives, les idées nouvelles et je suis persuadée de notre capacité de création et de notre pouvoir. Mais je crois que ce qui m’effraie c’est que face à l’inconnu nous avons une sacré tendance à la généralisation et au simplisme alors qu’il me semble que le monde a un GRAND besoin d’intelligence collective et de nuances !

    Ce que tu écris me touche aussi beaucoup car je ne connaissais pas ton histoire et il se trouve que ce qui m’a fait mal à l’écoute de ce podcast c’est qu’une maman qui m’est très proche a perdu son bébé à quelques jours du terme. Tout allait parfaitement bien et son coeur s’est arrêté… et je ne peux imaginer le mal que ce discours pourrait lui faire, elle qui porte encore tant de culpabilité face à cette situation que personne ne peut expliquer… j’étais enceinte moi-même et j’ai aussi eu peur de ne pas savoir protéger mes bébés de la colère et de la tristesse qui m’a envahit. Tu le dis très bien, cet accompagnement relève de la relation individuelle. Mais je crois que pour faire avancer notre façon de penser la naissance, même collectivement, nous devons être exigeant dans la façon de diffuser nos idées et surtout ne pas tomber (à nouveau) dans la généralisation… pour moi c’est ce qui fait qu’aujourd’hui nous avons tant de mal à nous extirper d’un modèle unique.
    Je ne sais pas si je suis très claire mais quoiqu’il en soit merci pour tes mots intelligents et si justes, merci pour cet échange !

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