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Sommeil des bébés – 5 notions clefs

Bonjour à toutes, aujourd’hui, j’ai envie de vous parler du sommeil des bébés, et comme il y aurait beaucoup à dire, je vous propose 5 notions à garder en tête à ce propos, qui permettent de comprendre un peu mieux pourquoi certains bébés (la majeure partie en fait), ne « font pas leurs nuits ».

J’en profite pour vous dire que le prochain Mot Doux sera consacré à mes « techniques » d’endormissement et de sevrage de Milo, car je suis en plein dedans ces jours-ci: je vous parlerai de mes erreurs (oups), et de ce qui fonctionne pour nous, donc si vous souhaitez lire ce témoignage plus personnel, n’hésitez pas à vous abonner pour le recevoir dans votre boîte mails! Il suffit d’entrer votre adresse de messagerie dans la barre du haut juste là ↑

Bonne lecture à toutes et tous!

 

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Le sommeil des bébés,
5 notions à garder en tête
quand on est jeune parent!

 

1. Un cycle différent

La première chose à avoir en tête selon moi c’est que les bébés humains ont un cycle de sommeil différent du nôtre: il est plus court, et les phases de sommeil paradoxal (les rêves) sont beaucoup plus importantes! Bébé intègre les apprentissages et les découvertes de la journée en rêvant! Et contrairement aux adultes, ce cycle de sommeil paradoxal arrive en tout début de sommeil, à partir de ses 2 mois, ce qui signifie qu’une fois de plus la nature est super bien faite: comme bébé apprend en rêvant, et qu’il se réveille et s’endort souvent, la phase de rêve est placée en début de cycle, pour maximiser les nombres de phases de sommeil paradoxal! Génial!

2. La régression

De manière générale, les bébés ont un sommeil inégal: ils vont prendre un rythme pendant quelques semaines ou quelques jours, puis changer d’horaires, nous habituer à faire quelques nuits puis se réveiller à nouveau plusieurs fois par nuit, et ainsi de suite, bref ils changent tout le temps. En tant que parent, je trouve que cela fait partie des difficultés à se reposer, car nous aurions, nous aussi, besoin d’un rythme régulier: il n’est pas évident de s’endormir subitement à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, dès que bébé s’endort lui-même, ni de se réveiller parfois à 6h, parfois à 5h, parfois à 2h, de manière imprévisible et inconstante. C’est vraiment fatigant. Il arrive donc souvent que les jeunes mamans, même épuisées, aient du mal à s’endormir quand bébé dort, car elles « tiennent par les nerfs », et qu’elles ont du mal à être suffisamment détendues rapidement pour trouver le sommeil quand bébé s’endort. L’allaitement, qui déclenche des hormones apaisantes aident beaucoup à plonger rapidement dans le sommeil, au moins la nuit, mais bien souvent les mamans ne se laissent pas autant aller en journée (car elles sont malheureusement convaincues qu’elles ont plein d’autres choses à faire, plus importantes que leur sommeil!). Je recommande toujours à mes clientes qui rencontrent cette difficulté de se faire une petite liste d‘activités reposantes qui leur permettent de se détendre et de se relaxer, même si elles ne dorment pas complètement. J’ai pour ma part constater personnellement que la méditation aide beaucoup dans ces circonstances, mais cela peut être aussi de lire, de dessiner, de tricoter, de boire une tisane au soleil, etc… Ces activités peuvent être sources de repos, puis de détente suffisante pour trouver ensuite le sommeil: il faut donc que ce soit efficace pour la maman, afin qu’elle puisse se reposer rapidement et profondément, durant les siestes de bébé! A chacune d’établir sa petite liste! Si vous êtes une future maman, vous pouvez découvrir la méditation, qui vous apportera détente et repos, et favorisera un bon sommeil, à travers le cycle de méditation spéciale grossesse, KarmaMa 9Mois! C’est super de pratiquer avant l’arrivée de bébé, pour avoir cette ressource à disposition une fois que bébé est bel et bien parmi nous!

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3. Un besoin d’apaisement

Les bébés ne régulent pas par eux-mêmes leur système hormonal: lorsqu’ils éprouvent de la peur ou de l’excitation, parce qu’ils jouent, parce qu’ils découvrent de nouvelles choses, ils ne peuvent pas s’apaiser par eux-mêmes même s’ils sont fatigués car leur cerveau immature n’envoie pas l’information que maintenant, c’est le moment de stopper l’adrénaline, pour envoyer de l’ocytocine et de la mélatonine, les hormones qui préparent au sommeil. Cette régulation passe d’abord par le corps pour eux: quand un de leur parent les porte, les berce, les allaite, l’ocytocine peut faire son apparition et apporter calme et réconfort. Au moment de l’endormissement, il faut donc tenter de mettre en place tout ce qui va favoriser le déclenchement des hormones d’apaisement: chaleur, proximité, bercements, voix de la maman, en fait, tous les signes physiques de notre présence auprès de lui, car, rappelons-le, pour le bébé humain, l’isolement, le fait d’être seul, représente instinctivement un danger de mort! Nos bébés sont encore « programmés » pour être en état d’alerte lorsqu’ils sont éloignés de leurs parents, car sans eux, ils sont vulnérables, et des proies idéales pour les éventuels prédateurs qui rôdent: bien que nos conditions de vie aient considérablement changées en quelques centaines d’années, à l’échelle de l’humanité ces changements sont très très récents, et les bébés humains viennent encore au monde avec un instinct de survie qui les pousse à sonner l’alarme (les pleurs) dès qu’ils se sentent seuls! Tous les signes physiques de notre présence vont donc au contraire les apaiser, leur envoyer le message qu’ils sont en sécurité, qu’ils peuvent s’endormir sereinement. Le portage, l’allaitement, le cododo, le bercement aux bras, parfois en poussette, vont être autant de ressources pour favoriser l’endormissement paisible de nos bébés!

4. Une situation temporaire

Bien que cela paraisse parfois très long tant que l’on est dedans, cette période de sommeil haché, et d’endormissement en proximité est une situation temporaire. Je ne veux pas dire par là qu’il suffit d’attendre que bébé fasse ses nuits, et finisse par s’endormir tout seul, en patientant, voire en serrant les dents. Je sais que pour certains bébés, il faudrait pour cela attendre jusqu’aux 2 ou 3 ans de l’enfant, ce qui est vraiment très long pour certains parents. En effet, contrairement à ce que l’on entend parfois dans le discours « pro-maternage-proximal », les bébés ne se mettent pas forcément tous seuls à faire leurs nuits, à apprendre à s’endormir, etc. Je trouve dommage de ne pas être franche sur ce point, car cela peut conduire des mamans à se sentir en difficulté, voire en échec, à se demander pourquoi leur enfant ne finit pas par faire ses nuits, et certaines familles peuvent aller jusqu’à l’épuisement, mettant en péril leur santé, et leur couple par exemple. Je trouve important de dire qu’il faut bien souvent trouver des « méthodes » propres à chaque famille, pour petit à petit accompagner différemment nos bébés dans le sommeil. Pour ma part – et cela reste un choix personnel bien sûr!, je considère que ma propre fatigue a une incidence importante sur ma famille (et sur moi-même et mon travail évidemment), et par conséquent, alors que Milo a aujourd’hui 9 mois, et qu’il continue de se réveiller toutes les 3 heures pour téter, j’ai pris la décision de le sevrer la nuit, afin de retrouver peu à peu des phases de sommeil plus longues. Je parlerais de mes avancées dans le prochain Mot Doux, pour celles que ça intéresse!
C’est une situation temporaire donc, mais je crois qu’il est important de préciser que bien souvent, c’est aux parents d’impulser le changement, car bébé n’a pas forcément de raison de changer les choses! A nous d’accepter nos limites et de les formuler, pour trouver de nouveaux moyens d’accompagner nos bébés vers un endormissement et un sommeil qui prennent petit à petit en compte nos propres besoins, car nous sommes aussi légitimes à vouloir au bout d’un moment, retrouver un sommeil qui nous permettent de prendre soin de nous, et de nos enfants, sans nous épuiser littéralement! (Et franchement, en tant que maman, j’aimerais tellement lire ça plus souvent! Car j’ai beau le dire aux autres, vous verrez dans le Mot Doux que ça n’est pas forcément simple pour moi non plus!).

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5. Créer des rituels

En tant que jeune parent, surtout d’un premier enfant, nous n’avons pas toujours en tête que nous, les humains, sommes des êtres de rituels. Notre société a tendance à ne pas valoriser la routine, le quotidien, qu’elle oppose souvent à l’aventure et à la liberté, alors que pourtant, notre système social engendre pour des millions de gens, un quotidien très routinier, bien éloigné de l’idéal de liberté et d’aventure que l’on nous « vend » dans les médias! Aussi, quand nous devenons jeune parent, nous avons parfois en tête l’idée qu’après ces 9 mois de grossesse, de ralentissement, nous allons à nouveau pouvoir accélérer notre rythme, repartir à la conquête de notre liberté, avec simplement en plus, un petit bébé. Hm, et bien non, pas vraiment, ou pas aussi simplement que cela: il va plutôt nous falloir apprendre à créer de la routine, du rituel, car c’est ce qui rassure et structure le petit humain (et l’on s’aperçoit souvent à ce moment-là que cela nous rassure et nous structure également nous, les adultes!). Tout notre « travail » de parent, c’est peut-être précisément cela d’ailleurs: créer un cadre, un ensemble de rites et de gestes qui vont offrir à l’enfant un espace rassurant, qu’il va apprendre à connaître, puis à maîtriser, et enfin à dépasser, et qui va constituer une grande partie de son histoire familiale, de son enfance. Et ces premiers rituels sont probablement ceux du sommeil et de l’endormissement. Comment s’endort-on chez nous? Que fait-on pour s’apaiser, pour retrouver son calme, dans notre famille? Quels sont les rituels pour entrer dans le sommeil et dans les rêves, que l’on a appris, que l’on nous a transmis? Comment nous apaisons-nous les uns les autres?
C’est ce que j’aime particulièrement dans tout ce qui touche à la petite enfance: les gestes et les moments les plus anodins, les plus répétitifs peuvent être vécus comme des portes vers une connaissance et un regard plus profonds sur nous-même, sur notre façon d’être ensemble, et sur la qualité des moments que nous nous offrons. Ils sont une invitation à ré-enchanter notre quotidien, en créant justement, non pas de la routine, mais du rituel: en convoquant dans nos vies de la profondeur, de la magie, et une perception plus affutée de qui nous sommes et de ce qui nous entoure!

Et là, j’ai envie de dire, merci les bébés et leur sommeil chaotique! Merci la fatigue aliénante des 9 mois sans nuits complètes d’affilée! Merci Milo le « petit-dormeur-grand-tétouilleur »!
(Merci mais bon, j’opte quand même pour le sevrage de nuit hein!)

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Voilà, j’espère que ces 5 notions vous auront apporté un nouveau regard sur le sommeil de votre bébé, et vous auront peut-être donné envie de modifier certaines choses dans votre approche des nuits en famille, et, si vous en ressentez l’envie ou le besoin, on peut bien sûr en parler ensemble: je propose des échanges individuels pour les futures et jeunes parents, dont vous trouverez toutes les infos ici.
Si vous êtes une future maman, vous pouvez aussi vous procurez l’e-book gratuit pour une grossesse sereine, le KarmaMa’Book, dans la colonne de droite,!
Je vous dis à très bientôt, sur les réseaux et dans le prochain Mot Doux!
Kristelle

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