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Post-Partum – comment j’ai survécu

Derrière ce titre mi-racoleur mi-humoristique, se cachent les quelques ressources qui ont été pour moi les piliers de mon post-partum, et réellement je pense un rempart contre la dépression du post-partum, dont je ne devais pas être très loin, compte-tenu de mon état d’épuisement et de stress intense. Aujourd’hui, j’ai eu envie de les partager avec vous, les Karma Mamas!

mary lauren
@marylauren

Si tu es une future ou jeune maman, voilà donc les 5 ressources qui ont été les plus utiles et précieuses pour moi et que je t’incite à inviter dès maintenant dans ta vie!

  • avoir une ou deux amies qui prennent de tes nouvelles spontanément: elles n’attendent pas que tu viennes vers elles parce que ça ne va pas, mais font la démarche de venir régulièrement (le plus souvent possible en fait), te demander comment tu vas, comment tu te sens, si tu as mieux dormi, si tu prends bien ta spiruline, si tu as réussi à sortir au parc avec les petits aujourd’hui, et peuvent t’entendre et te soutenir si toutes les réponses à ces questions sont un gros NON retentissant…
  • méditer, dès que tu le peux. (Ou trouver une activité équivalente pour toi). Avec deux enfants en bas-âge, le concept de « dormir quand l’enfant dort » peut vouloir dire ne jamais dormir, donc il faut absolument trouver des moyens de se reposer, de se détendre, de relâcher les tensions, même si on ne peut pas dormir. Méditer permet tout cela, et permet de voir les choses de manière plus détachée, en faisant un pas de côté, ce qui peut être vraiment précieux dans ces moments-là. Personnellement, j’ai commencé à méditer quand j’étais enceinte de Saule, et je me suis rendue compte à la naissance de Milo que le seul moment qu’il me restait pour cette pratique, c’était quand j’allaitais, puisque je n’avais aucun instant « pour moi » dans la journée, et que le soir (enfin vers 1h du matin!) je m’écroulais tout simplement d’épuisement une fois Milo endormi. En méditant durant les tétées, j’ai donc pu enfin m’y remettre, entre 1 à 3 fois par jour (selon si Saule était là ou non en fait), et j’en ai vraiment ressenti les bénéfices. Si tu es enceinte et que tu ne pratiques pas la méditation mais que tu te dis pourquoi pas, je t’encourage à commencer dès maintenant, car non seulement c’est super durant la grossesse, mais ça te sera peut-être très précieux dans ton post-partum, alors autant s’y mettre tout de suite! Si tu ne sais pas par où commencer, ou si tu médites déjà mais que tu as envie de découvrir des méditations spécialement conçues pour la grossesse, tu peux découvrir KarmaMa 9Mois, un cycle de méditations spéciales grossesse conçues spécialement pour les Karma Mamas!!
  • Avoir une organisation béton. Du moins le plus béton possible en fonction des capacités d’anticipation de ton cerveau fatigué. Moi dont ce n’est pas spécialement le tempérament, j’ai vraiment vraiment relevé de plusieurs crans mon degré d’organisation de la vie quotidienne avec les enfants, et ressenti immédiatement les bénéfices pour tout le monde: moins de stress, plus de sorties, une meilleure alimentation, une maison plus agréable à vivre etc.
  • Faire de son alimentation une priorité. Absolue. Si tu ne dors pas, que tu passes 20 heures sur 24 à t’occuper des autres, et qu’en plus tu ne manges que des pâtes au beurre, tu risques de ne pas tenir le coup (ou alors tu une super humaine et je t’envie beaucoup!). Avoir une alimentation nutritive et de qualité est vraiment super important, et d’autant plus si tu as fait le choix d’allaiter. Et beaucoup boire également. Vraiment, ne t’oublie pas sur ces points-là, car ta santé est primordiale, alors si tu ne le fais pas pour toi (je sais que les nouvelles mamans se mettent beaucoup de côté), fais-le en te disant que si tu tombes malade, ou que tu t’épuises, tu ne pourras pas t’occuper de ton bébé comme tu le souhaites.
  • Lâcher prise sur certaines choses, prioriser, déléguer tout ce qu’on peut. Tu n’as peut-être pas envie que ta meilleure amie passe la serpillère chez toi, mais elle peut peut-être faire tes courses de temps en temps? Tu ne peux pas imaginer confier ton nouveau-né à ta belle-mère mais elle peut peut-être te cuisiner régulièrement un petit plat à mettre au congélateur? Ton/ta conjoint/e ne peut pas allaiter, mais il peut peut-être donner le bain, couper les ongles et nettoyer les oreilles (PAS DEDANS!) de votre bébé? On a vite tendance à se dire que les autres ne peuvent pas nous aider, parce qu’on a le sentiment que ce ne sera pas fait comme on veut, ou que ça ne se fait pas de demander ça, ou que les autres n’ont pas le temps/les compétences etc… Parfois, c’est vrai, et parfois, ce sont peut-être des « excuses », simplement parce que c’est dur de dire que l’on a besoin d’aide, que l’on n’arrive pas à tout faire. Et pourtant, ce besoin est NORMAL, sain et naturel. On ne peut pas humainement s’occuper continuellement d’un ou de plusieurs enfants, et assurer à côté toute l’intendance d’une maison, travailler, se remettre au sport, retrouver une vie sociale etc… Alors lâche prise, priorise, et demande de l’aide. Vraiment.159ee86bb73513624c42abba60f6d4d3.jpg 

    Si tu es enceinte et que la naissance de ton bébé approche, tu peux dès maintenant te préparer à demander de l’aide, car que ce soit pour ton allaitement, pour prendre soin de la maison, pour s’occuper de tes aînés, pour manger sainement ou pour toute autre raison x ou y, il y a de fortes chances pour qu’à un moment ou à un autre, tu aies besoin d’aide, et c’est bien normal. Si tu es abonnée aux Mots Doux ( ↑↑↑ la barre en haut permet de le faire ↑↑↑) tu as sûrement vu la ressource que j’ai partagé sur le post-partum avec la géniale intervention d’Ingrid Bayot, et tu comprends donc la nécessité de s’entourer!

    Tu peux par exemple faire une petite liste des numéros utiles, que tu affiche dans ton bureau ou dans ta chambre, avec le numéro du médecin, de ta sage-femme, de ta meilleure amie et/ou d’une autre maman, celui d’une accompagnante périnatale, d’une consultante en lactation, d’une aide à domicile, de ton père, de ta doula, de ta cousine, d’un traiteur etc… Dans cette liste devrait en fait se trouver toutes les personnes constituant ton Cercle de Soutien, dont je parle dans le KarmaMaBook, que tu peux télécharger gratuitement ici.
    Garder en tête qu’avoir besoin d’aide, non pas seulement pour parler et se sentir comprise (ce qui est déjà essentiel!), mais bien pour des aspects concrets du quotidien, c’est tout à fait normal, cela permet de pouvoir faire appel aux membres de notre Cercle dès que le besoin se fait sentir, même quand on se dit « ça va aller », « je peux encore tenir le coup », « il va sûrement dormir cette nuit ». Encore une fois, ta santé mentale et physique sont pri-mor-diales alors n’attends pas d’aller vraiment mal.

Être une bonne maman, une maman au top, ça ne veut pas dire tout assumer et gérer toute seule, mais tenter, au milieu de la tourmente et du chaos, de maintenir une forme d’équilibre en s’adaptant en permanence, en fonction de nos besoins, et de nos priorités (pas celles dont on parle dans les livres d’éducation, les nôtres, réellement). Et ça, c’est déjà un sacré challenge, alors n’hésitons pas à impliquer toute personne susceptible de nous aider!

Voilà les Karma Mamas, j’ai fait le tour de ce qui m’aura le plus aidé durant les 6 premiers mois de vie de Milo, et qui continue de me porter et de m’aider au quotidien d’ailleurs!

J’ajoute une fois de plus (les habituées de Karma Mamas doivent trouver que je rabâche mais c’est vraiment important!), que si tu te sens en difficulté, des professionnelles peuvent t’aider à travers notamment l’association Maman Blues, ainsi que des accompagnantes périnatales formées à l’écoute et habituées aux difficultés en tout genre auxquelles sont confrontées les mamans.
Et si tu as envie d’un soutien personnalisé, tu peux aussi me contacter pour que nous échangions, je propose des échanges individuels, toutes les informations sont ici.

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Maddy Mangoes

Une dernière chose: on considère que les mamans peuvent faire une dépression du post-partum jusqu’aux deux ans de l’enfant. Cela signifie que même si ton enfant te paraît grand et non plus un bébé, mais que tu te sens en difficulté, il ne faut pas hésiter à demander de l’aide. Pour bien des parents, répondre aux besoins de leurs jeunes enfants est difficile bien au delà des 3 mois durant lesquels la société nous « autorise » à nous consacrer exclusivement à eux!

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Mabel’s Garb

N’hésite pas à partager cet article avec les futures et jeunes mamans de ton entourage, et pour recevoir des ressources autour de la périnatalité, et des nouvelles plus intimes de Karma Mamas, tu peux t’abonner aux Mots Doux: le #2 part demain, et j’y parle de mon expérience d’accompagnante durant la première naissance à domicile à laquelle j’ai assisté dans le cadre de mon stage!

Je te dis à très vite, ici ou sur les réseaux sociaux,

Kristelle

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