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4 outils de bienveillance maternelle

Bonjour à toutes et à tous!,

Aujourd’hui, j’ai eu envie de vous proposer un article pour partager avec vous quatre outils, quatre pistes de bienveillance maternelle.

Depuis plusieurs années déjà, les outils de parentalité bienveillante se sont développés et se trouvent partout à portée de clicks et de mains dans les livres, les conférences, les sites, les formations, les ateliers, etc… Cette abondance de ressources est un vrai progrès pour l’éducation de toute une génération, et il est super précieux d’avoir autant de matériel de réflexion et de possibilité de mise en pratique!

Néanmoins, j’ai parfois l’impression que la parentalité bienveillante (ou encore positive) peut parfois faire naître une « dérive » que je trouve assez alarmante. Ici, je ne veux pas créer un débat autour du bien fondé des pratiques des uns et des autres. Je ne parle pas des parents qui seraient trop laxistes parce qu’ils choisissent d’élever leurs enfants en utilisant ces outils, ou de ceux qui seraient trop fermes, parce qu’ils ne les utilisent pas tous.

Non, moi ce qui m’inquiète, c’est la tendance à considérer la parentalité bienveillante non pas comme un ensemble de supers outils, mais comme un but à atteindre, comme un objectif de vie avec nos enfants, comme un idéal auquel il faudrait coller à moins de devenir un parent indigne, infâme, presque irresponsable. Vous voyez ce que je veux dire?

J’ai parfois l’impression qu’outre le côté très …. positif ( ! ) de la parentalité positive, il y a aussi un côté plus « marketing » qui finit par créer l’injonction du parent parfait, et cette injonction pèse énormément sur les parents qui cherchent à bien faire, et sur les mères en particulier, qui sont peut-être plus exposées à cette pression parce que c’est souvent sur elles que reposent la part majeure de la sécurité affective des bébés et des très jeunes enfants. Et qu’une jeune maman est aussi souvent très vulnérable et veut faire, de manière générale, ce qu’il y a de mieux pour son enfant.

Le problème, c’est que même avec la meilleure volonté du monde, même dans des conditions optimales (ce qui est assez rare!), on peut difficilement être le parent parfait à 100%, tout le temps.

On peut difficilement « avoir bon » sur tous les tableaux. Et parfois, à lire les livres, à consulter les sites, à entendre les témoignages d’autres parents, on peut avoir le sentiment que les autres y arrivent, et pas nous. Que c’est quelque chose de facile, d’accessible, qu’il n’y a qu’à suivre les indications, comme des formules magiques, pour être un parent parfait (qui aurait par conséquent un enfant parfait?).

Mais évidemment, ce n’est pas si simple, et nous « ratons » souvent. Ce qui peut créer beaucoup de culpabilité, et des sentiments d’échec.

Pourtant, il me semble que dans la parentalité bienveillante, nous ne devrions pas oublier la bienveillance envers nous-même également. D’abord parce que c’est nécessaire si l’on veut survivre à notre job de parent, ensuite parce que la bienveillance, dans n’importe quelle relation, ça va dans les deux sens. La famille est le premier groupe au sein duquel les enfants apprennent les interactions, la vie en petite société, et comment pourraient-ils apprendre à être bienveillants envers les autres (c’est à dire envers nous), si nous ne sommes pas bienveillants envers nous-même d’abord?

Voici donc 4 petites clefs pour une bienveillance parentale!

 

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Ashley Rose

 

être faillible

Se laisser le droit d’être faillible, c’est s’autoriser à faire des tentatives qui n’aboutissent pas, à « rater », mais surtout, à progresser. En tant que parents, nous sommes continuellement en train d’apprendre à être un « bon » parent pour chacun de nos enfants. Nous sommes tout le temps en train de nous adapter à leur évolution, à leurs besoins, à leurs propres apprentissages qui nous surprennent parfois. Il paraît donc naturel que comme toute personne « apprenante », nous fassions parfois des erreurs. Et se laisser le droit de ne pas toujours réussir, c’est un super exemple à donner à nos enfants. Pouvoir dire devant eux « tu vois, je me suis trompée, et maintenant je vais faire différemment », ça leur apprend qu’on peut se tromper, et revenir sur nos erreurs pour faire mieux, qu’on peut se tromper, et l’admettre, et qu’on peut se tromper, et continuer à être gentille envers soi-même, et que même lorsqu’on se trompe, les autres continuent à nous aimer. C’est quand même drôlement précieux dans la vie, non, le droit à l’erreur!

 

le réservoir affectif

Le réservoir affectif, c’est un des outils que j’adore dans la parentalité bienveillante. J’ai découvert cette notion dans « Une nouvelle autorité sans punition ni fessée », de Catherine Dumonteil-Kremer. L’idée c’est que nous avons tous en nous un réservoir affectif, qui, quand il est rempli, nous permet de fonctionner de manière optimale: nous sommes joyeuses, patientes, tolérantes, à l’écoute de nos enfants. Certaines choses le vident: le stress, la fatigue, les soucis d’argent, les maladies, la peur etc…, et d’autres le remplissent: les câlins, les bons moments, les repas agréables, une belle musique, marcher dehors, un bon sommeil, etc… Et nos enfants fonctionnent de la même manière.
Quand la tension commence à monter à la maison, on peut prendre un très court instant pour se demander où en est notre réservoir affectif. Nous avons peut-être besoin de le remplir et comment pouvons-nous le faire en quelques minutes? Bailler un bon coup, aller aux toilettes, prendre 5 minutes dehors pour souffler, faire une partie de chatouilles, ou quelque chose d’autre?
Il est très difficile d’être bienveillant envers ses enfants quand notre propre réservoir affectif est vide. Par conséquent, l’une de nos priorités devrait être de prendre soin de nourrir ce réservoir régulièrement, afin de ne pas être « à sec ».
(Et ce qui est chouette c’est que cela s’applique aux enfants et qu’on peut le leur apprendre!)

 

une vraie présence

Au delà de toutes les connaissances complexes et nouvelles sur le cerveau des enfants et ce qu’il faudrait faire ou ne pas faire pour leur permettre un développement maximal et leur éviter de devenir toxicomane ou tueur en série, une notion a illuminé ma conception de la parentalité, une notion toute simple qui m’a percuté à la lecture de « Calme et attentif comme une grenouille », de Eline Snel (c’est un livre et une technique de méditation pour les enfants). Il s’agit du cadeau de la présence. C’est à dire: que pouvons-nous offrir de plus précieux et pourtant de plus simple à nos enfants qu’une vraie présence? Je ne parle pas d’être présente physiquement auprès d’eux le plus souvent possible, ni d’être à 100% disponible continuellement, mais plus simplement, d’être véritablement avec eux, régulièrement. De régulièrement les écouter vraiment, jouer vraiment avec eux, être 100% avec eux, cuisiner, marcher, jardiner, faire du manège, des guilis, des histoires, peu importe, mais le faire à fond, avec eux. Non seulement c’est essentiel pour eux, mais c’est aussi tellement bon pour nous.

Et puis, une vraie présence, les enfants peuvent accepter que ce n’est pas une présence continuelle. Ils peuvent comprendre quand on dit: « Non, là je ne suis pas disponible pour faire des coloriages, parce que je prépare le repas, mais quand j’aurais fini on pourra lire une histoire, et je serais complètement avec toi » ou même « Non, là j’ai vraiment besoin de me reposer, mais dans un petit moment on pourra aller faire des bulles dehors, parce que je me sentirais plus en forme ».

Quoi de plus précieux au sein de chaque relation (avec nos enfants et entre adultes!) que cette vraie présence? Et ce qu’il y a de bien, c’est que nous n’avons besoin d’aucun livre, d’aucun expert pour pratiquer cela avec nos enfants! Et moi, je trouve ça très décomplexant, et très apaisant.

 

connaître ses compétences

La dernière chose que j’avais envie de partager avec vous, c’est l’idée que dans la parentalité, nous ne pouvons pas forcément être bon en tout, tout le temps, et que c’est normal. D’ailleurs sinon nous serions tous des parents parfaits et semblables. Non, nous avons chacun nos compétences parentales singulières et uniques, et nous « réussissons » certaines choses mieux que d’autres, avec nos enfants. Et je trouve important de garder ça en tête, et de se le rappeler quand on se sent en situation d’échec. Se dire à soi-même que l’on a des compétences, les reconnaître, pouvoir s’en servir quand justement on se sent perdre pied, c’est à la fois pratique dans le quotidien avec les enfants, mais ça permet aussi de se regarder avec bienveillance lorsqu’on fait son auto-critique. Par exemple, je trouve que j’ai de bonnes compétences pour jouer avec mes enfants: ça ne me demande pas d’effort particulier, c’est quelque chose d’agréable pour moi, et je peux jouer longtemps, dans plein de circonstances différentes. Donc, quand je sens que la tension monte, au lieu de m’énerver, et de me dire que je ne parviens à rien avec mes enfants, je peux piocher dans mes compétences, et HOP sortir le jeu pour détendre l’atmosphère et me mettre dans un état d’esprit plus bienveillant envers moi-même (et donc envers mon enfant, sans compter que souvent, ils adorent!). Ça peut être le cas pour plein de choses différentes! A chacun-e de trouver ses compétences de parents, qui sont nombreuses, fluctuantes, en évolution permanente au gré de nos apprentissages de parents!

Et ce qu’il y a de super, c’est que souvent, quand on se connecte à nos compétences plutôt qu’à nos difficultés, on remplit notre réservoir affectif! C’est quand même super bien fait!

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Voilà, j’espère que cet article vous aura plu, n’hésitez pas à me faire vos retours pour que je sache si ce genre de lecture vous plaît et vous parle, et si vous n’avez pas encore découvert le KarmaMa’Book, vous pouvez le faire en cliquant. C’est un e-book gratuit dans lequel je vous partage mes 5 pistes pour une grossesse sereine. Vous pouvez aussi le découvrir ici ↓

 

A très bientôt pour un prochain article, ou sur les réseaux sociaux!

Kristelle

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